Clap de fin sur cet événement des cuma de l'Ouest

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Cette nouvelle édition du Salon aux champs a permis à tous, quelles que soient leurs productions, de se retrouver autour de nombreuses nouveautés, de démonstrations en temps réel, d’ateliers techniques et de débats, présentés dans une ambiance toujours aussi conviviale et dynamique avec un accueil particulier pour les écoles agricoles.

Sachant que la rentrée agricole est chargée au mois de septembre, le changement de date était un risque, mais le contrat est rempli, certes nous avons connu des participations plus importantes mais cette modification a porté ses fruits vers une nouvelle génération. Nous avons ouvert les portes du Salon aux champs à un peu plus de 8000 visiteurs dont 2000 élèves venus de 35 établissements répartis sur 11 départements.

Cette évolution de date a permis d'accueillir les écoles d'agriculture, parce que nous croyons aux collectifs, aux valeurs de la coopération pour l'avenir de l'agriculture et que nous avons l'ambition d'en transmettre les vertus aux jeunes générations. 


Il faut également souligner la diversité des thématiques sur ces deux jours d'événements ainsi que les 10 débats / conférences de l'Université.

 

“Très belle manifestation des cuma du grand Ouest à Broons” (Olivier Allain Vice-Président du conseil régional de Bretagne sur les réseaux sociaux)

Epandage : du Q de la vache à la racine, des “tonnes” de solution
Le débat a dressé un éventail des enjeux liés aux épandages d’engrais organiques liquides, poids des matériels, réglementation routière, tassement des sols et qualité de l’air. Les questions ont été nombreuses sur ce sujet avec la présence de Lionel Launois du Ministère de l’Agriculture. En effet, l’agriculture représente plus de 90 % des émissions d’ammoniac. Les épandages sont concernés avec une transition qui va s’opérer dans les prochaines années vers des matériels et des pratiques moins émissifs.
Autonomie protéique : protéines végétales, tous concerné !
A l’heure où l’importation de soja pose question, les partenaires du salon ont mis en avant l’éventail des solutions pour améliorer l’autonomie protéique des élevages. Quelque soit son système, et y compris pour les monogastriques, on peut actionner différents leviers pour progresser, en développant les légumineuses et protéagineux, en valorisant mieux l’herbe ou encore en améliorant la digestibilité des protéines végétales.
Agronomie : notre sol, notre pactole
Comment réduire l’érosion ? Les intervenants ont su montrer les leviers d’action : couverts végétaux et travail sans labour. Le support pédagogique : une superbe fosse pédologique comme on en voit rarement avec des experts de qualité qui se font applaudir à la fin de leur intervention.
Nouvelles technologies : la précision au service de l’agronomie !
Connaître son sol pour y  apporter la bonne dose, au bon endroit au bon moment ! C’est désormais possible grâce à des mesures de résistivité électrique associées à des “carottages” et analyses de terre. Cette démarche -Be API- a été mise en œuvre sur les parcelles du salon au GAEC Pev Ar Den. Les agronomes d’Eureden ont ainsi pu présenter cartographies de potentiel, de fertilité, de densité de semis… Associées à des matériels de semis ou de fertilisation, ces cartographies sont appliquées aux champs grâce aux systèmes de guidage GPS installés sur les tracteurs. Les étudiants de la MFR de la Rouvraie en ont apporté la preuve en binant du maïs grâce à un autoguidage GPS RTK (précis à 2-3 cm)
Fourrage maïs : qualité des ensilages avant tout
Une démonstration publique unique avec les cinq constructeurs, qui ont aussi joué le jeu de leur apport d’expertise. Les équipes techniques (cuma, Eilyps et Chambre d’agriculture) ont insisté sur l’enjeu du contrôle de la qualité du travail des ensileuses. Avec des tests simples il est possible de mesurer la longueur des brins et la qualité de l’éclatement. C’est un enjeu de qualité pour une bonne valorisation par les animaux et donc économique pour les éleveurs.
Méthanisation, une chance à saisir pour l’agriculture, un rôle à jouer pour les cuma
Outre les apports techniques des experts (Aile, GRDF, Cerfrance, …), le salon a été un lieu d’échanges quasi unique. Témoignages d’agriculteurs méthaniseurs expérimentés. Prise de parole de porteur de projets témoignant pour certains de l’opportunité pour permettre l’installation d’un jeune. Et d’autres des interrogations sur la surenchère sur les terres et les agrandissements en conséquences. Toutes ces questions ont été soulevées et débattues.
Bois : biomasse, le pilier de la transition écologique
Toutes les valorisations possibles du bois de bocage : broyages pour les plaquettes destinées aux chaudières, broyages pour paillage ou litière, broyages pour retour au sol. La mécanisation du bois bûche et aussi le passage en scierie mobile. La valorisation de la haie bocagère comme support de la biodiversité a aussi été mise en avant.

 

Un grand merci à tous, salariés, bénévoles, agriculteurs pour leur accueil et le professionnalisme de l’organisation, sans oublier les exposants et les partenaires toujours pro actif dans l'accueil des visiteurs et dans leur partage d'expérience.

 

Rendez-vous pour le prochain événement des fédérations de l’Ouest le 18 juin 2020 dans la Manche du côté de Saint James pour un MécaElevage

 

D’ici là toute l’actualité de la FRcuma Ouest ici : www.ouest.cuma.fr
 

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